01 · Contexte
Pourquoi le cuivre ?
Le cuivre est largement utilisé dans les systèmes électriques,
la construction, les transports, l’électronique et les
infrastructures énergétiques. C’est également un métal
naturellement présent dont la chimie redox et la coordination
sont complexes. Cette double caractéristique rend le cuivre
particulièrement intéressant lorsqu’il faut distinguer des
sources tout en comprenant ce qu’il advient du métal lors
de son transport ou de sa transformation.
Où trouve-t-on le Cu ?
Le cuivre est présent dans de nombreux matériaux géologiques,
notamment dans des minéraux sulfurés tels que la chalcopyrite
et la bornite, mais également dans des oxydes, des carbonates
et sous forme de cuivre natif. L’exploitation minière, la
métallurgie, les activités industrielles, les émissions
urbaines et l’utilisation de produits contenant du Cu peuvent
également introduire du cuivre dans les sols, les eaux,
les sédiments et les particules.
Pourquoi le Cu est-il isotopiquement particulier ?
Le cuivre possède deux isotopes stables, ⁶³Cu et ⁶⁵Cu.
Comme le Cu peut changer d’état d’oxydation et former
différents complexes aqueux, minéraux et organiques, un
fractionnement isotopique mesurable peut apparaître lors
de réactions telles que l’oxydation, la dissolution,
la précipitation, l’adsorption et la complexation.
Pourquoi utiliser les isotopes du Cu ?
La signature δ⁶⁵Cu peut apporter deux types d’informations
complémentaires : la comparaison entre différentes sources
potentielles et l’identification des réactions ayant affecté
le Cu après sa libération. Les isotopes du Cu sont donc
particulièrement utiles lorsque le traçage des sources et
celui des processus doivent être considérés conjointement.